Une grue en démontage s’effondre sur une maison

EpalingesLa chute d’un engin de chantier à Epalinges, vendredi matin, aurait été causée par le vent. Un accident rare dans la construction.

«C’est pas de chance, on venait de terminer notre chantier et on démontait la grue», se désolait hier matin Agostinho De Matos, regardant le désastre. La grue de cet entrepreneur de Tolochenaz a chuté sur une maison proche du chantier de construction, rue du Polny, dans le village d’Epalinges.

«Tout s’est passé en dix secondes, on n’a rien pu faire, assure Agostinho De Matos. Il y a eu des coups de vent qu’on n’attendait pas, la grue s’est tournée, puis elle a versé.» Par chance, personne ne se trouvait dessous à ce moment-là. La villa en contrebas, où habite une famille, était inoccupée au moment du sinistre. Il était question, hier, de reloger les habitants à l’hôtel en attendant des investigations approfondies sur les dégâts causés au toit de la maison.

De gros dégâts

De l’extérieur, la toiture semble fortement endommagée: les dégâts devraient se monter à plusieurs centaines de milliers de francs. A elle seule, la grue de petit format, dite «à montage rapide», valait plus de 200 000 francs. Une entreprise spécialisée devrait la découper au chalumeau ce samedi et enlever les morceaux lundi.

Que s’est-il passé? «Je ne peux pas commenter avec certitude ce cas précis, mais il est clair que le démontage d’une grue est une étape critique. On enlève progressivement des éléments et il faut des conditions atmosphériques optimales», explique David Equey, spécialiste juridique à la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE).

Cette chute rappelle un événement nettement plus grave, survenu le 23 avril 1982: une grue de chantier était tombée sur un trolleybus à l’avenue de Rumine, à Lausanne, provoquant le décès de sept personnes. L’élément de faîte était mal boulonné. Suite à ce drame, le FVE a mis en place une formation obligatoire pour les grutiers à l’Ecole de la construction de Tolochenaz. En 2010, une autre grue s’était effondrée à Lausanne, sans faire de victime. «De manière générale, ce genre d’accidents est heureusement rare», nuance David Equey. (24 heures)

Source . 24heures

Rechercher